Les traitements

Bien qu’il n’y ait pas encore de traitement curatif, il existe des médicaments qui améliorent les symptômes. Ils ne peuvent pas arrêter ou inverser le cours de la maladie, mais pour certains malades, ils peuvent ralentir la progression.

 Pour les symptômes cognitifs, certains médicaments utilisés pour traiter la maladie d’Alzheimer (en particulier les inhibiteurs de la cholinestérase tels que l’Exelon ou l’Aricept) fonctionnent souvent bien sur les symptômes cognitifs de la MCL. Ils sont plus efficaces en début ou à un stade modéré de maladie. Pour les symptômes moteurs, les traitements utilisés pour la maladie de Parkinson comme la Dopa (Modopar, Sinemet, Levodopa, etc..) améliorent la marche ou les transferts, mais ils doivent être utilisés avec prudence car les effets secondaires peuvent aggraver les symptômes cognitifs, en particulier les hallucinations. Pour les troubles du comportement et de l’humeur, certains antidépresseurs peuvent fonctionner, mais il convient d’être particulièrement prudent. Beaucoup de médicaments antipsychotiques (en particulier ceux de la première génération) peuvent causer des effets secondaires dangereux et augmenter le risque de confusion, de chute ou de décès chez les personnes atteintes de MCL. Si ces troubles s’aggravent brusquement, il faut d’abord rechercher une cause extérieure à la MCL (modification de l’environnement, douleurs, infection urinaire ou pulmonaire par exemple…)

D’une façon générale, le traitement de chaque manifestation symptomatique est susceptible d’en aggraver une autre, notamment à l’intérieur du triptyque : syndrome parkinsonien, hallucinations, troubles cognitifs.

 Orthophoniste, kinésithérapeute et psychologue apportent un soutien très efficace. Il faut les solliciter dès l’annonce du diagnostic.

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