Les symptômes

Les symptômes cognitifs

La perte de capacités cognitives est souvent l’un des premiers symptômes de la MCL.

Généralement, le malade éprouve des difficultés dans la perception visuelle et spatiale. Il peut aussi avoir du mal à réaliser simultanément plusieurs tâches, résoudre des problèmes, raisonner logiquement. Contrairement à la maladie d’Alzheimer, les problèmes de mémoire peuvent ne pas apparaître au début de la maladie, mais se manifestent souvent plus tard, quand la maladie progresse. Pa contre, les troubles de l’attention, très fréquents au début de la maladie à corps de Lewy, peuvent être confondus avec des troubles de la mémoire. Le malade peut également éprouver des changements d’humeur et de comportement, un manque d’initiative, des inhibitions qui peuvent faire penser à une dépression.

Les fluctuations. Ce sont des changements imprévisibles dans la concentration, l’attention, la vigilance et l’éveil. Ces changements peuvent se faire d’un jour à l’autre ou même d’une heure à l’autre. Une personne atteinte de la MCL peut regarder dans le vide pendant une longue période ou sembler somnolente et léthargique et passer beaucoup de temps à dormir. Les idées peuvent être confuses, sans logique apparente ou aléatoires. La parole peut n’être qu’une « salade de mots ». Mais à d’autres moments, la même personne sera alerte, capable de mener une conversation lucide, rire d’une blague ou même suivre un film. Ces « hauts et bas » des états cognitifs constituent l’un des symptômes les plus difficiles pour un aidant. Bien que ces fluctuations soient courantes, elles ne se produisent généralement pas en présence d’un professionnel de santé, ce qui peut rendre un bon diagnostic encore plus difficile.

Les hallucinations. Environ 80% des malades font l’expérience d’hallucinations visuelles, parfois auditives, souvent dans les premiers stades de la maladie. Elles sont généralement réalistes et détaillées, parfois discrètes au début de la maladie comme une sensation de passage. Certaines peuvent paraître agréables : visions d’enfants ou d’animaux ou même un orchestre jouant au pied du lit ! Mais d’autres sont beaucoup plus angoissantes.

Les symptômes moteurs

Certaines personnes atteintes de MCL peuvent ne pas rencontrer des problèmes moteurs importants avant plusieurs années, tandis que d’autres peuvent en souffrir dès les premiers stades de la maladie.

Les premiers symptômes peuvent être très légers et sans conséquences, comme une modification de l’écriture manuscrite. Une démarche traînante, des blocages, des problèmes d’équilibre puis des chutes, une expression figée, une modification de l’écriture manuscrite, une réduction de l’intensité de la voix, tous ces symptômes peuvent apparaître plus ou moins tardivement. S’ils sont précoces, le diagnostic initial peut être, à tort, celui de la maladie de Parkinson.

Les troubles du sommeil

Les troubles du comportement en sommeil paradoxal où le malade s’agite dans son sommeil, semblant vivre son rêve sont fréquents. Il peut parler, avoir des mouvements violents. Il peut tomber de son lit ou en sortir et poursuivre son rêve dans une sorte d’état de somnambulisme. Ces troubles peuvent être très impressionnants pour les aidants qui ne s’aperçoivent pas immédiatement que le malade est en réalité endormi.

Les modifications du comportement et de l’humeur

Des changements du comportement et de l’humeur peuvent se produire. Ils se manifestent en général par les symptômes de la dépression, une apathie, une agitation, une anxiété, un état de paranoïa ou parfois même un délire. Le délire est une fausse perception de la réalité. Le malade va par exemple croire que ce qu’il voit à la télévision fait partie de son environnement, ou que son conjoint a une liaison ou que les morts sont vivants. Un type de délire est propre à la MCL. Il s’agit du syndrome de Capgras, ou le malade croit qu’un proche a été remplacé par un sosie qui est un imposteur. C’est un phénomène très troublant pour lequel les aidants doivent être préparés.

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